La Fondation Boghossian – Villa Empain sera exceptionnellement fermée le samedi 13 juillet à partir de 16 heures. Nous vous conseillons de vous présenter pour la visite des expositions Josef et Anni Albers et Beyond the lines au plus tard à 15 heures. Nous vous remercions de votre compréhension.

Les Kurdes rêvent depuis longtemps. Rêve d’autonomie, d’indépendance. Rêve d’être une minorité enfin acceptée et reconnue en Turquie. Rêve d’une société démocratique et égalitaire au Rojava, le Kurdistan syrien.

Malgré la guerre civile en Syrie, les Kurdes continuent à développer dans leur région un projet de société révolutionnaire et démocratique où chaque citoyen a son mot à dire, où les hommes et les femmes sont sur pied d’égalité, où la religion n’impose pas sa loi… Bien sûr, entre ce projet idyllique sur papier et la réalité, il y a une marge. Mais cela pourrait-il constituer un modèle pour la région ?

Cela dit, les Kurdes ont aujourd’hui d’autres problèmes à régler, comme la gestion des camps de Roj et de al-Hol où sont rassemblés des dizaines de milliers de personnes, principalement des femmes qui restent bien souvent dans l’idéologie de Daech. Et puis, il y a les enfants, originaires d’Europe pour beaucoup, mais que les pays européens hésitent à rapatrier. Il y a pourtant un réel danger. Ces enfants, s’ils sont à l’abandon, risquent de se radicaliser à leur tour. Et déjà dans un camp comme celui de al-Hol, Daech a commencé à régner en maître… Est-ce ce contexte qui a poussé tout récemment Alexander De Croo à annoncer que les enfants belges devraient pouvoir revenir au pays ?